Interview Stéphane 2001

Publié le par Stéphanie

Stéphane MSSR 2001 issu du site www.mssr.skyrock.com

Toutnancy.com : Reprendre des chants traditionnels, voilà quelque chose de peu banal. A qui vous adressez-vous ?
Stéphane : Les chansons parlent de cul, de fête, d'alcool...tous les vices mais ce sont les plaisirs de la vie, tout simplement. Ca a l'avantage de rassembler un public de tout âge, les générations se croisent, ce qui est plutôt rare lors d'un concert. Bien entendu, selon l'âge, on ne comprend pas forcément la même chose, c'est ce qui est assez marrant d'ailleurs. Mais notre public est surtout entraîné par la musique grâce aux douze instruments que nous utilisons. C'est très festif et ça plait à tout le monde, sans limites d'âge. Des fois, ça fait ambiance feux de camp ou veillée. Généralement, en France, la musique est plutôt cloisonnée... malheureusement.

TNC : "Chansons à répondre" et farandoles rythment vos concerts, vous pouvez nous expliquer ?
Stéphane :
La "chanson à répondre" consiste à faire participer le public. On lance une phrase, le public la répète.
Il y a trois ou quatre ans, on a essayé de faire des spectacles théâtralisés avec une mise en scène travaillée. Mais chassez le naturel et il revient au galop. On a quand même gardé certains principes du concept. A certains moments du concert, on invite les gens à former une farandole, ce qui donne un aspect très folklo à nos spectacles. Vu l'originalité de chanter des textes traditionnels et de par le principe de la "chanson à répondre", on a bien sûr pas mal de moments d'impro. Les concerts ne sont jamais les mêmes. Finalement, c'est le public qui donne le ton. L'engouement fait qu'une chanson peut être rallongée alors que cela n'était pas prévu. Il faut s'adapter.

TNC : Vous reprenez des chants traditionnels, mais y a-t-il un message particulier propre à vous, au-delà ?
Stéphane :
Forcément, on est parfois amené à évoquer des thèmes qui nous tiennent particulièrement à coeur. Mais nous ne voulons pas faire de militantisme politique. Notre engagement se fait à l'instant T ; on est là pour vous rendre heureux le temps d'un concert, vous faire oublier soucis et problèmes. Du moins on essaie ! On joue aussi bien dans des endroits intimistes comme dans des cabarets ou des salles tel que le Terminal Export, que dans d'énormes structures type Zénith. Les approches sont forcément différentes, mais les deux sont intéressantes. Dans des petites salles, on peut aller titiller le gars du fond qui ne chante pas, chose impossible quand il y a un public de 6000 personnes.

TNC : Dans tous les cas, ce genre de reprises n'est pas banal. Vous rattachez-vous à un courant musical en particulier ?
Stéphane :
Dans les années 70, il y a eu un collectage, ce qui a permis de redécouvrir pas mal de chansons traditionnelles. Elles se sont surtout transmises de bouche à oreille. Nous, on les reprend, parfois en les réadaptant. 50 % de notre répertoire sont de la chanson traditionnelle, 50 % sont des compositions personnelles. Aujourd'hui, on pourrait dire que nous faisons de la chanson française d'inspiration traditionnelle. Mes souliers sont rouges fait partie de la famille du rock français. De ceux qui assoient leur énergie musicale et scénique sur une base acoustique ; c'est la pure énergie du rock. On nous associe aux Têtes Raides ou à Louise Attaque. Pourquoi pas, c'est bien.
Notre principale référence (sans faire d'exclusivité), est le groupe traditionnel québécois La bottine souriante. Une de leur chanson s'appelle "Mes souliers sont rouges", d'où l'origine de notre groupe. On les a rencontré, joué avec et on est même parti faire un enregistrement chez eux. Mais on adore aussi des groupes comme Zebda par exemple. En fait, on reste dans l'esprit de la musique festive, sans se prendre la tête.

TNC : Vos projets ?
Nous projetons de stopper un peu les concerts pour cause de gestation du 5e album. Ces dernières années, on a pas mal bougé (200 jours/an loin de chez nous). Mais nous sommes encore en tournée pendant quelques dates. Celles à retenir sont le 6 décembre à l'Olympia avec en invité, La Rue Kétanou, un trio acoustique rock musette ; juste avant, le 24 novembre, nous fêterons nos dix ans...au Zénith de Caen. Retour à la source oblige.
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Publié dans Musique

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L
C'est grâce à Gabriel que j'ai découvert cette interview. Ton blog aussi est très bien. Je passe souvent le voir même si je ne laisse pas souvent des commentaires.
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S
Merci! Biz à toi. moi aussi je navigue souvent sur les blogs, ca rappelle de très bons souvenirs, ca permet aussi de découvrir de nouveaux artistes et de rencontrer de nouvelles personnes. A bientôt!