Article MSSR 2005

Publié le par Stéphanie

Article extrait d'un site Web:

Chanson

Des souliers toujours prêts à rebondir
SOPHIE LEBRUN

Mis en ligne le 17/11/2005
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«Mes souliers sont rouges» font trembler les sols liégeois ce jeudi et bruxellois samedi.
«Une heure déjà» confirme le tournant, plus chanson et plus personnel, pris sur «5».

ENTRETIEN

Quand plus rien ne va / Que tout ne va pas / Quand plus rien n'est droit...» Mes souliers sont là: rien de tel, pour se remonter le moral, qu'un concert des gais lurons de Caen, la preuve par cette «turlutte» qui a tant secoué nos ondes radios et fait danser nos pauvres pieds en 2001. Les revoici dans nos contrées: ce jeudi soir à Liège et samedi à Bruxelles, un sixième album dans leurs bagages.

«Une heure déjà» confirme le tournant emprunté par «Mes souliers sont rouges» sur le précédent album «5» : plus posé, plus chanson que folk-trad, avec désormais davantage de textes propres que de traditionnels québécois - qui ont fait leurs premiers succès. «Depuis «5», effectivement, on avait surtout l'envie d'écrire, autant la musique que les paroles, explique Yannick Duhamel, chanteur et (principalement) guitariste. Avec néanmoins une petite nuance sur cet album-ci, quelque chose qu'on avait un peu perdu sur «5» : le côté second degré, décalé. On le retrouve par exemple sur «Allez» ou «Pop Star».

Ni strass ni confettis

«Je veux être une Pop Star/ Me vautrer comme une loque/Dans les salons d'hôtel/ Avec dans chaque poche/ Trois grammes...» raconte «Pop Star», avec un refrain kitsch à souhait piqué au «Sex Machine» de James Brown... Une chanson inspirée d'une expérience belge: «On a rigolé un soir après l'enregistrement du prime-time «Oh mon bateau» avec Plastic Bertrand à Bruxelles. Nous, on est habitué à faire deux heures de concert, à avoir du monde devant, à chercher le côté communicatif, tactile avec le public. Là, tu fais... trois minutes en play-back puis tu vas dormir dans la suite du Sheraton. L'émission finit dans une pluie de confettis, tout le monde qui tombe dans la piscine «ah ah ah!» C'est le côté complètement décalé de cette situation, par rapport à notre réalité, qui m'a inspiré cette chanson. Après, on en a remis une couche, sur le refrain, avec le gimmick tiré de James Brown.» «Quelque part, nous, on a eu la chance de ne pas avoir un succès immédiat, pas trop de pression médiatique» enchaîne Yannick Duhamel.

Pour le reste, les morceaux des cinq «Souliers», souvent légers, puisent davantage dans «les choses du coeur, disons» que dans les grands sujets de société et l'actualité. Il est frappant de constater que la plupart des textes sont d'ailleurs intemporels, sans ancrage géographique, finalement assez universels. Par ailleurs, si le groupe exploite moins le répertoire traditionnel que dans le passé, il utilise ses ficelles: un titre comme «Une heure déjà» est proche de la comptine, «Sans d'ssus d'ssous» est une chanson à gestes/danser... En gardant une place pour une très remuante «Motafaille» tout droit venue du Québec tant aimé «pour le côté convivial de sa musique, rappelle Yannick Duhamel, celui de la chanson à répondre en particulier: le public est totalement acteur puisqu'il chante avec celui qui est sur scène, le spectacle est basé sur le dialogue».

Deux pieds de perdus...

Plus que leurs albums, c'est ce rapport, la formidable énergie déployée sur scène, à l'aide d'instruments aux sonorités chaudes, cordes, accordéon, trombone... mais aussi chant polyphonique - y compris a cappella -, qui fait la notoriété des Normands, tous multi-instrumentistes et (sauf un, fraîchement arrivé) chanteurs et auteurs. Une formule

«difficile à défendre sur le plan marketing, soit dit en passant, qui veut qu'un groupe soit d'abord une seule tête, une voix. Nous, on revendique l'inverse».

La vie des Souliers rouges n'est pas, pour autant, cousue de fil blanc. Récemment, François Boros, l'un des plus anciens du groupe, l'a quitté pour entamer une carrière solo. C'est, au sens propre, une fameuse paire de souliers qui s'en est allée, puisqu'il était «tapeur de pieds». «Il donnait une image particulière au groupe... Un départ est toujours déstabilisant au début. Mais ensuite on essaie de le prendre du côté positif, comme un élément qui doit nous amener ailleurs, vers quelque chose de nouveau. La musique c'est ça: l'aventure constante.» Aussi les Souliers ont-ils remplacé la podorythmie par d'autres sons, percussions, batterie «et objets détournés» joués par le nouveau venu Lionel Langlinay, «encore un Normand», sourit Yannick Duhamel. L'album est marqué par un autre changement: le travail avec le réalisateur Philippe Eidel (Tarmac, Indochine, Khaled...). «Il a amené une autre méthode de travail qui nous a permis de retrouver la spontanéité, l'idée du moment. On a enregistré pratiquement un morceau par jour».

Un souhait: l'Afrique

Les Souliers, qui ont assis leur succès en France, en Belgique, en Suisse, au Québec, et sont déjà passés par l'Angleterre, le Danemark ou l'Australie, espèrent fouler d'autres sols.

«On attend impatiemment l'Afrique. Pour la rencontre avec d'autres cultures et d'autres musiques».

«Une heure déjà», Mes souliers sont rouges, Universal. Ce jeudi 17 novembre au Centre culturel de Chênée (Liège) et ce samedi 19 au Botanique à Bruxelles.

© La Libre Belgique 2005

 

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Publié dans Musique

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L
Merci beaucoup
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L
Je voudrais savoir si je peux prendre le texte pour le mettre sur mon blog. Je dirai bien sûr qu'il vient de ton blog.
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S
Pas de problème! Je fais comme ça aussi! Biz